1. Ma pratique
Je vis à Lyon, et l’essentiel de ce que je photographie au quotidien vient de là : la ville, et l’Auvergne-Rhône-Alpes autour : les volcans d’Auvergne, les lacs des Alpes, la Chartreuse, le lac d’Annecy.
Le reste vient des voyages : Bali, Madagascar, les Cyclades, Mostar. Ce sont deux régimes très différents. Chez soi, on peut revenir dix fois au même endroit jusqu’à ce que la lumière soit juste. En voyage, on n’a qu’une seule chance et il faut composer avec ce qui est là.
Une dizaine de mariages depuis 2022, un défilé de mode étudiant à Moulins, le festival de théâtre de rue d’Aurillac, des festivals, des repas de famille, du théâtre amateur. À côté de cela : beaucoup d’affût animalier, de paysage, de portrait en extérieur et de photographie de rue.
Je raconte ce que je cherche dans chacun de ces terrains sur la page Photographier les événements humains.
Oui, volontiers. Autant le dire franchement : je ne suis pas photographe professionnel, je photographie par passion. C’est pourtant à ce titre que j’ai couvert une dizaine de mariages depuis 2022, des festivals, un défilé de mode étudiant, du théâtre amateur et de nombreuses séances en extérieur.
Il n’y a donc ni catalogue ni formule toute faite. Écrivez-moi en décrivant la situation, la date et surtout ce que vous attendez des images : je vous dirai honnêtement si je suis la bonne personne, et nous nous accorderons ensuite sur les conditions. Si je ne le suis pas, je vous le dirai aussi, et c’est déjà arrivé.
Tout commence par une conversation sur ce qu’on cherche à obtenir. Ensuite vient le repérage : trouver le bon endroit, et surtout la bonne heure, car c’est souvent la lumière qui décide du lieu, pas l’inverse.
Le jour venu, je guide quand il le faut, une direction de regard, un déplacement, puis je laisse venir. Les images que les gens gardent sont presque toujours celles d’entre deux poses. Et je tiens à ce que ce soit un bon moment : quelqu’un qui s’ennuie se voit immédiatement sur une photographie.


2. Technique et matériel
Un Sony A7R III. Je suis tombé amoureux du plein format sans miroir en y passant. Deux choses comptent vraiment : le mode silencieux, indispensable au théâtre comme à l’affût, et le RAW 42 MP qui laisse une vraie marge au recadrage et à la retouche.
Côté objectifs : le Tamron 70-500 mm pour l’animalier, étonnamment peu encombrant pour un zoom de cette portée ; le Tamron 28-75 mm f/2.8 quand il faut rester flexible ; le Sony 70-300 mm pour capter l’instant sans en faire partie ; et mon petit favori, le Sony 85 mm f/1.8, un joyau pour les portraits. J’y ajoute un flash Godox V1-S quand la lumière manque vraiment, et un drone Mavic Air 2 pour les rares fois où la vue du dessus raconte quelque chose.
Travailler le cadrage avant les réglages. C’est pour cela que commencer avec un smartphone est une très bonne idée : on ne peut presque rien régler, donc on ne pense qu’à ce qu’on met dans le cadre et à ce qu’on en sort. C’est le moment où l’on progresse le plus vite.
Le boîtier vient après, quand on se sent limité. La seule chose qui compte vraiment est alors de comprendre le triangle d’exposition pour quitter le mode automatique. Pour la suite, il y a les règles de composition et la lecture de la lumière.
La décision se prend au moment de cadrer, pas après coup. Dès qu’une scène tient sur un contraste, une texture ou une géométrie plutôt que sur ses couleurs, je sais qu’elle finira en noir et blanc.
C’est aussi ce qui rend le milieu de journée intéressant, alors qu’on le déconseille en général : les ombres sont franches, les blancs éclatent, le sujet se réduit à sa forme. Les images concernées sont rassemblées dans la série noir et blanc.
3. Les images et moi
Je suis Frédéric Valleix, photographe passionné basé à Lyon et auteur de Purephotoart. Depuis ma tendre enfance je développe ma capacité à capter l’instant : cette recherche du moment décisif, déclenchée par la pulsion d’un simple bouton, est une quête de toute une vie.
Le parcours complet, du simple souvenir de voyage à la réflexion sur l’arrière-plan, est raconté sur la page À propos et dans l’article Pourquoi je cherche le moment décisif.
Oui. Si une image vous parle, écrivez-moi : je réalise des tirages jusqu’au format A3+. Les photographies restent ma propriété et ne sont pas libres de droits, mais une demande fait toujours plaisir : c’est même souvent l’occasion d’une conversation sur l’image en question.
Par le formulaire de contact ou directement par e-mail : [email protected]. Une question sur une photographie, une idée de sortie photo ou une proposition de collaboration artistique : tout est bienvenu.
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