Ce qui m’intéresse dans un événement, c’est qu’aucune image n’y est reproductible. On ne demande pas à une mariée de refaire son entrée, ni à un comédien de rejouer son geste. Il faut avoir repéré la lumière avant, puis rester disponible pour ce qu’on n’avait pas prévu.
Un mariage
Mon tout premier mariage, en septembre 2022, a duré dix heures. Je suis arrivé avec l’idée qu’il fallait tout couvrir ; j’en suis reparti avec une conviction différente. Ce qui reste, ce ne sont pas les photographies de groupe ni les plans d’ensemble, ce sont les quelques secondes où deux personnes qui s’aiment oublient qu’un appareil est là.
C’est ce jour-là que le portrait a cessé de m’intimider. Impossible de diriger quoi que ce soit : il ne reste qu’à observer, anticiper le geste et se tenir à la bonne distance. J’ai photographié une dizaine de mariages depuis, et c’est toujours cette contrainte qui m’y ramène.

Un défilé de mode étudiant, à Moulins
Des étudiants avaient monté un défilé présentant les collections de commerçants de Moulins. Un podium étroit, des guirlandes lumineuses en fond, une lumière bleue et violette qui changeait toutes les dix secondes : rien de confortable techniquement.
C’est justement ce qui rend l’exercice intéressant. En ouvrant grand le diaphragme, les guirlandes deviennent un arrière-plan graphique au lieu d’un décor encombrant. J’y ai appris à choisir un point de la scène et à y attendre les mannequins, plutôt qu’à courir après le mouvement.



Le festival de théâtre de rue, à Aurillac
À Aurillac, la scène n’existe pas : elle se forme autour des comédiens, et le public en fait partie. Photographier là-bas, c’est surtout un travail de placement. On tourne autour de la troupe, on cherche l’angle où la foule ne mange pas le sujet, on attend que les costumes se détachent d’un mur ou d’un ciel.
C’est le terrain qui ressemble le plus à la photographie de rue, avec l’avantage que personne ne s’étonne d’y voir un appareil.


Les séances en extérieur
C’est là que je suis le plus à l’aise : en lumière naturelle, dans un lieu qui veut dire quelque chose pour la personne. Une séance commence rarement par des photographies. Elle commence par une conversation, le temps que l’appareil se fasse oublier.



Ce que j’emporte
Le matériel ne fait pas l’image, mais il conditionne ce qu’on peut se permettre. En événement, deux choses comptent vraiment pour moi : pouvoir photographier sans faire de bruit, et pouvoir cadrer de loin sans entrer dans la scène.
Boîtier, flash et drone
- Sony A7R III Le meilleur appareil - j'en suis tombé amoureux en passant au plein format sans miroir. Silencieux, donc idéal pour les spectacles ou pour photographier sans attirer l'attention avec un « clic ». Son mode RAW de 42 MP offre une grande liberté à la retouche.
- Godox V1-S Un très bon flash polyvalent, que je réserve aux situations où je manque de lumière.
- Mavic Air 2 Un drone pour des cas situationnels - et pour prendre de la hauteur.
Objectifs
- Tamron 28-75 mm f/2.8 L'objectif polyvalent, parfait pour rester flexible en évènement.
- Sony 70-300 mm f/3.5 Très utile pour capter l'instant sans en faire partie.
- Tamron 70-500 mm Pour l'animalier - vraiment parfait car peu encombrant pour un zoom si grand.
- Sony 85 mm f/1.8 Mon petit favori : un joyau pour les portraits, avec de magnifiques flous.
Me confier un moment
Si vous cherchez quelqu’un pour photographier un mariage, une fête de famille, un spectacle ou un événement associatif, vous pouvez m’écrire. Autant le dire franchement : je ne suis pas photographe professionnel. Je photographie par passion, et c’est à ce titre que j’ai couvert une dizaine de mariages depuis 2022, des festivals, un défilé et du théâtre amateur.
Il n’y a donc pas de formule toute faite ni de catalogue. Racontez-moi la situation, la date et surtout ce que vous attendez des images ; je vous dirai honnêtement si je suis la bonne personne, et nous nous accorderons ensuite sur les conditions. Si je ne le suis pas, je vous le dirai aussi.
Un moment collectif à photographier ?