Frédéric Valleix, auteur de Purephotoart

Capter l'instant

Photographe passionné basé à Lyon. Une réflexion de toute une vie sur ce qui mérite d'être déclenché.

Je photographie ce qui ne se répète pas : une présence, un geste, une lumière.

Je suis Frédéric Valleix, photographe passionné basé à Lyon et auteur de Purephotoart. Depuis ma tendre enfance, je développe ma capacité à capter l’instant. Cette recherche du moment décisif, déclenchée par la pulsion d’un simple bouton, est une quête de toute une vie.

C’est par les voyages, la quête de nouvelles expériences et la rencontre de nouvelles personnes que je développe cette passion. Ce site rassemble mes séries, et le journal où j’essaie de raconter ce qu’il y a derrière certaines images.

Un parcours en quatre déplacements

Au début, le souvenir

Au commencement, la photographie était pour moi de l’exploration pure. Peu de réflexion : simplement l’envie de garder une trace de ce que je voyais et des endroits où je passais. L’appareil servait de mémoire, rien de plus.

Puis le cadrage

Petit à petit, une réflexion sur le cadrage a commencé à monter. La photographie a cessé d’être un outil de souvenir pour devenir un outil d’élévation : je cherchais à devenir meilleur parce que je commençais à réfléchir. C’est à ce moment-là que j’ai ralenti. Prendre une photographie a cessé d’être un réflexe.

Puis la lumière

Le changement d’appareil a suivi. Le passage au reflex a d’abord été une panique : tous ces boutons, toutes ces molettes. Le mode automatique m’a sauvé le temps de quelques semaines, puis je suis passé au manuel et j’ai découvert le triangle d’exposition. Là, on commence vraiment à jouer avec la lumière au lieu de la subir. C’est aussi le moment où j’ai commencé à me projeter : imaginer l’image avant de la faire.

Mes sujets d’alors étaient le paysage et la nature. Le portrait et la photographie de rue ne m’intéressaient que peu ; en réalité, je n’étais pas assez confiant pour aller vers les gens.

Puis les gens

En quelques années, le portrait est pourtant devenu ce que je préfère, à condition qu’il soit naturel, non posé. Ce sont les mariages qui ont déclenché cela : quel plaisir de pouvoir capter les émotions de personnes qui s’aiment, sans rien diriger. Impossible d’y demander une seconde prise ; il ne reste qu’à observer, anticiper et se tenir à la bonne distance.

Et aujourd’hui, l’arrière-plan

La réflexion qui m’occupe le plus aujourd’hui est celle de l’arrière-plan. J’ai le sentiment que c’est précisément là que se joue le passage de l’amateur au photographe : considérer l’image non plus comme un résultat en deux dimensions, mais comme un espace en trois dimensions. Le sujet n’existe pas seul : il existe parce qu’il est ancré dans un environnement, dans un contexte. Toute la question devient alors : comment mettre en valeur le sujet et son contexte ?

C’est une réflexion de toute une vie, et elle n’est pas terminée. J’en raconte la version longue dans Pourquoi je cherche le moment décisif en photographie.

01

Observer

Regarder avant de cadrer : comment la lumière tourne, où les gens vont, ce qui ne se produira qu’une fois.

02

Situer

Chercher la relation entre le sujet et son environnement, plutôt que de traiter le décor comme un simple fond.

03

Ressentir

Préférer l’atmosphère à la perfection technique. Une image un peu imparfaite qui garde l’ambiance vaut mieux qu’un cliché muet.

04

Comprendre

Considérer chaque série comme une manière de mieux comprendre un lieu ou une personne, y compris en y revenant plusieurs fois.

Lyon, et ce qu’il y a autour

Vivre à Lyon donne accès, en quelques heures de route, à une variété de terrains rare : les volcans d’Auvergne, les lacs des Alpes, la Chartreuse, le lac d’Annecy. C’est ce qui rend possible une photographie lente, celle où l’on revient plusieurs fois au même endroit jusqu’à ce que la lumière soit celle qu’on attendait.

Le voyage fonctionne exactement à l’inverse : une seule chance, une lumière qu’on n’a pas choisie, une scène qu’on ne peut pas interrompre. Les deux régimes se nourrissent l’un l’autre. La patience apprise à l’affût sert le jour d’un mariage ; l’adaptation apprise à Bali ou à Madagascar sert au festival de théâtre de rue d’Aurillac.

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