Série

Le monde en noir et blanc

Enlever la couleur, c'est obliger le regard à voir la lumière.

Une décision prise au cadrage

Enlever la couleur, c'est obliger le regard à voir la lumière.

Le noir et blanc n’est pas, pour moi, un filtre appliqué après coup : c’est une décision prise au moment de cadrer. Dès qu’une scène repose sur un contraste, une texture ou une géométrie plutôt que sur ses couleurs, je sais qu’elle finira ainsi, et je compose différemment à partir de cet instant.

Concrètement, cela change tout. On cesse de chercher un accord de couleurs pour chercher une séparation de valeurs : est-ce que le sujet se détachera du fond une fois la couleur retirée ? Une silhouette contre un ciel, oui. Une veste verte devant un feuillage vert, jamais.

C’est aussi la raison pour laquelle le milieu de journée, souvent décrié parce que la lumière y est dure, devient un moment idéal : les ombres sont franches, les blancs éclatent, le sujet se réduit à sa forme. Cette série rassemble des images faites sur plusieurs années, du lac d’Annecy au vieux pont de Mostar, qui ont toutes en commun d’avoir été pensées sans couleur dès le viseur.

Une question revient souvent : comment savoir si une image doit rester en couleur ? Ma réponse tient en une phrase : si la couleur est le sujet, on garde ; si elle n’est qu’un renseignement de plus, on l’enlève et l’on voit tout de suite si l’image tenait debout.

La plupart de ces images existent en tirage jusqu’au format A3+ : voir les questions fréquentes.

Une image vous parle ?

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